"Va-de-bon-coeur"

Partagez autour de l’armement, de l’équipement et des pratiques des soldats des guerres napoléoniennes.

Modérateurs : Général Colbert, Cyril

la gabelle

Re: AMIRAUX et OFFICIERS DE MARINE

Message par la gabelle »

Allez sur le site du garde Chauvin: les ouvriers portent les différentes tenues et sont en action. Vous y verrez aussi les marins de la 44ème flottille et des artilleurs tirant par un sabord. Les ouvriers ci-dessus sont en Bardin. Les parements devraient être ceux de la légère ainsi que les galons.
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Pierremig
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AMIRAUX et OFFICIERS DE MARINE

Message par Pierremig »

Autant les règlement des officiers généraux du 1er Empire est facilement trouvable, autant je n'arrive pas à trouver dans le net, le règlement des amiraux ...
Quelqu'un saurait-il m'éclairer ?
:salut:
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Rigodon d'honneur
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AMIRAUX et OFFICIERS DE MARINE

Message par Rigodon d'honneur »

il s'agit du décret du 7 prairial an XII (27 mai 1804) contenant règlement sur l'uniforme des officiers et des fonctionnaires civils de la marine.

:arrow: https://books.google.fr/books?id=cmcZAA ... ne&f=false

le texte est vraiment très concis pour ce qui concerne l'uniforme des officiers généraux de la marine :!:
:salut:
"Ils grognaient, et le suivaient toujours..."
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Bernard
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AMIRAUX et OFFICIERS DE MARINE

Message par Bernard »

Si vous voulez en savoir plus sur cette question des uniformes de marine, je vous renvoie à deux articles très intéressants :
- Celui de Eckhard M. Theewen dans Traditions n° 21,
- et les chroniques de Jacques Vichot dans Neptunia (revue des Amis du musée de la Marine), années 1978 à 1982
Vous trouverez ici l'index de cette revue très intéressante : https://www.aamm.fr/images/pdf/Index-thematique.pdf
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Pierremig
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AMIRAUX et OFFICIERS DE MARINE

Message par Pierremig »

Je viens de compulser le texte donné par le lien vers le décret du 7 prairial ; il est très détaillé et très intéressant, même si c est vrai, il est concis !
Hélas, on ne trouve pas dans ce lien, les dessins auxquels le texte fait référence et qui bien sur le compléteraient bien... Quitte à demander.... vous n'auriez pas un autre lien vers ces illustrations ?
Merci

:salut:
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Joker
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MARINE : Amiraux, Vice-Amiraux, Contre-Amiraux "Va-de-bon-coeur" Cosmao Kerjulien

Message par Joker »

La marine et les marins sont souvent les grands oubliés des études consacrées à la Révolution et au Premier Empire. Seule la bataille de Trafalgar semble avoir sa place dans la mémoire collective. Pourtant il y eut durant la période une marine aux effectifs et aux moyens non négligeables. Avec des marins dont les destins ont souffert du manque de priorité donné à la Marine et de la difficulté à faire face à la puissance britannique. Parmi eux, on peut noter le cas de l’amiral Cosmao Kerjulien.
Napoléon 1er dira de lui : « Il est le meilleur marin de l'époque et personne n'a été plus brave et plus généreux. », et ses marins le surnommèrent « Va de bon cœur »…

A Châteaulin, sa ville natale, un quai porte son nom : « Julien Cosmao ». Il vit le jour sur les bords de l'Aulne, le 27 novembre 1761 dans une maison bourgeoise de cette cité des ducs, treizième enfant d’une fratrie de quinze.
Là-bas, de l'autre côté de la Manche, le futur vainqueur de Trafalgar, Horatio Nelson (1758-1805), a déjà trois ans. Quant à Napoléon Bonaparte, il n'est pas encore né, loin s'en faut.
Originaire de Kergall à Plonévez-Porzay, Jacques Cosmao (1718-1780), l'heureux papa, a par ailleurs suffisamment à faire de par sa double charge de notaire et de procureur royal à Châteaulin. Et son
épouse, Louise Jacquette Cuzon (1728-1802), issue d'une lignée de gens de robe, n'est pas moins occupée, avec déjà douze enfants.

Coups de force...
La scolarité de cet élève moyen, rêvant d'aventure, s'achève sur un coup de tête. Las de faire des études qui l'ennuient, un beau jour il claque la porte de l'école. Puis, échappant de même à la tutelle paternelle, il enfourche un cheval et fonce droit sur Brest pour s'engager dans la Marine où servent déjà ses trois frères aînés. Et le voilà embarqué comme novice le 1er juin 1776 sur la frégate « L'Aigrette ». Il a 14 ans. Commence alors pour ce jeune matelot une incroyable ascension qui va lui entrouvrir les portes de la gloire alors même que la France se bat contre les Anglais. Il est de tous les coups, tant sur les côtes bretonnes qu'aux Antilles et dans les mers du nord. Il reçoit son baptême du feu en 1778 à bord de la frégate l’ « Oiseau ». Son attitude lui permet d’atteindre en 1781 le grade de lieutenant de frégate auxiliaire. Son parcours est alors l’occasion de voir que les actions de la Marine ne se limitent pas aux combats navals : s’y ajoutent les missions diverses d’escorte de convois, ou de ravitaillement…
Avec le retour à la paix, Cosmao Kerjulien se voit nommer dans le grade de sous-lieutenant de vaisseau, une progression qui récompense ses qualités d’officier. C’est aussi la période où le jeune homme intègre la franc-maçonnerie en 1789 (Loge de l'Heureuse Rencontre/Brest).
Il se marie à Brest avec Marie-Josèphe Bayle (1774-1813) qui lui donnera quatre enfants.

Une progression remarquable sous la Révolution et le Consulat
La Révolution perturbe davantage le fonctionnement de la Marine que de l’armée. Nombreux sont les officiers nobles qui émigrent. Or les fonctions d’officiers de marine sont complexes. La formation d’un bon marin prend du temps. Cette situation va favoriser la carrière de Cosmao Kerjulien qui fait ses preuves et saisit sa chance. Le déclenchement des hostilités en 1792 l’amène à participer aux opérations en Méditerranée sous les ordres du futur amiral Louis-René de Latouche-Tréville (1745-1804).
Nommé commandant du «Tonnant», il prend part en 1795 aux combats du cap Noli (15 mars) et du cap Fréjus (13 juillet) puis capture dans la foulée la frégate britannique « Alceste ».
En 1797, à Brest, il est promu chef de division (groupe de navires). Il va ainsi prendre part à diverses expéditions, de la tentative avortée de l’amiral Etienne-Eustache Bruix (1759-1805) de ravitailler Malte et l’Egypte en 1799 à l’expédition de saint Domingue en 1801-1802. Il opère aux Antilles en 1802-1804 avant de revenir en Méditerranée où il retrouve Latouche-Tréville. Cosmao est alors capitaine de vaisseau de première classe.

Trafalgar
C'est toutefois en 1805, qu'à deux reprises, il va s'illustrer plus particulièrement.
A bord du «Victory», le 21 octobre, l’Amiral Horatio Nelson prend la tête d'une escadre et engage le combat contre les navires français et espagnols au Cap Trafalgar. Lui-même y laissera la vie. Cependant, l'affrontement tourne à la débâcle dans le camp franco-ibérique. La moitié de l'armada tombe aux mains de l'ennemi. Mortifié, furieux de voir anéantis ses espoirs de soumettre le Royaume Uni, Napoléon démet sur le champ de ses fonctions l'amiral Pierre-Charles de Villeneuve (1763-1806) qui assurait le commandement.
Désastre, donc, sur toute la ligne ?
Pas tout à fait. Parmi les navires rescapés qui vont chercher refuge dans la rade de Rota se trouve « Le Pluton », un navire de 74 canons, commandé par Julien Cosmao. Une trentaine d'heures après le désastre, l'officier breton, promu à la tête du reste de la coalition navale décimée, donne l'ordre de reprendre la mer. L'objectif est de récupérer quelques unes des prises effectuées par les Anglais dont le convoi se dirige vers Gibraltar.
Quatre vaisseaux accompagnent « Le Pluton » dans cette expédition à hauts risques. Une forte houle rend l'opération d'autant plus périlleuse. Côté anglais, le successeur de Nelson, tué d'une balle
française, se tient sur ses gardes. A juste raison. Cosmao fonce sur l'adversaire et parvient à reprendre deux vaisseaux. Le pavillon tricolore est vengé.

La gratitude de l'empereur
Le succès de l'opération et la manière avec laquelle elle a été conduite font grand bruit. Au point que le ministre français de la Marine, le Vice-amiral Denis Decrès (1761-1820), le 9 mai 1806, lui envoie une lettre de félicitations. De son côté, le gouvernement espagnol lui décerne le titre de Grand d'Espagne de première classe. L'empereur lui-même témoigne sa gratitude au vaillant et habile marin français. Il l'élève au grade de contre-amiral, le nomme à la tête d'une division puis lui octroie la dignité de Baron de l'Empire en 1810, assortie d'une dotation de quatre mille livres. Cependant, le fils du notaire de Châteaulin ne s'arrête pas en si bon chemin. Ses mérites lui vaudront successivement ensuite les insignes de commandeur de la Légion d'honneur, Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis
et Pair de France.

Révoqué par Louis XVIII
Hélas, en ces temps troublés d'instabilité politique, le contre-amiral Julien Cosmao va, à son tour, faire l'amère expérience des caprices du destin. Avec la monarchie constitutionnelle en 1814, commence la seconde Terreur blanche sous forme de « chasse aux sorcières ». Bonapartistes et républicains sont mis à l'index. Coupable d'avoir contribué à la défense des intérêts de l'Empire, le baron fraîchement anobli n'échappera pas à cette nouvelle guillotine. Nommé préfet maritime de Brest par Napoléon, à son retour de l'île d'Elbe, il est révoqué par Louis XVIII au début de la Seconde Restauration, sans tenir compte de ses états de service ni même lui allouer la moindre pension.
Son retrait de la vie publique s'apparente à une exécution sommaire. Il trouvera refuge à Brest auprès de ses deux filles.
Le Parlement réhabilitera toutefois sa mémoire après sa mort, le 17 février 1825.
Son nom figure à présent sur la face est de l'Arc de Triomphe à Paris.

« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées
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