École Spéciale Impériale Militaire

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Modérateurs : Général Colbert, Cyril

Loïc Lilian

École Spéciale Impériale Militaire

Message par Loïc Lilian » 29 déc. 2012, 11:43

Bonjour
L'Ecole Spéciale Militaire de Fontainebleau créée en 1802 a été transférée à Saint Cyr en 1806 et a conservé ce nom depuis même aprés son installation à Coëtquidan aprés 1945
:salut:

Themistocle

Re: École Spéciale Impériale Militaire

Message par Themistocle » 29 déc. 2012, 12:49

Ah merci beaucoup à vous deux !

Donc, dans les faits, le bataillon d'instruction de Fontainebleau était rattaché à la Garde Impériale ?

Themistocle

rigodon d'honneur

Re: École Spéciale Impériale Militaire

Message par rigodon d'honneur » 29 déc. 2012, 19:13

Themistocle a écrit :Donc, dans les faits, le bataillon d'instruction de Fontainebleau était rattaché à la Garde Impériale ?
oui... mais ça n'a rien à voir avec l'école spéciale impériale militaire de Saint-Cyr.

- bataillon d'instruction de Fontainebleau = forme des caporaux et des sergents ; créé en 1810 à Fontainebleau
- école spéciale impériale militaire = forme des officiers ; créée en 1802 à Fontainebleau et transférée à Saint-Cyr en 1808 (et pas 1806 comme écrit ci-dessus)

rigodon d'honneur

Re: École Spéciale Impériale Militaire

Message par rigodon d'honneur » 30 déc. 2012, 10:48

dans les "petites" choses à redire sur ces figurines, on citera au moins ces points :
- le clairon qui n'existe pas sous l'Empire (cet instrument n'apparaît dans l'infanterie que sous la Seconde Restauration)
- fusiliers avec épaulettes et plumet de grenadiers :?: :!:
- le "fusilier" (4e) équipé d'un sabre, alors que les élèves de Saint-Cyr n'ont pas de sabre, qu'ils soient d'une compagnie du centre ou d'élite, et même sous-off (du coup, les duels entre élèves se faisaient à la baïonnette !)
- le drapeau porté par un officier, alors que c'est un élève du grade de sous-off qui le porte
:salut:

fanacyr

École Spéciale Impériale Militaire

Message par fanacyr » 01 nov. 2016, 13:12

Bonjour,
c'est un sujet où le doute subsiste
voici le résultat de mes premières recherches, merci de nous faire part des vôtres le cas échéant

Il y a ici une incertitude, qui reste à lever.
Le colonel Hervé Le Boulicaut dans le Livre d’or des Saint-Cyriens morts au champ d’honneur, p. 13, écrit « BICHIER-DESROCHES. Caldiero, Italie, 3-10-1805 » et renvoie à une note de bas de page : « BICHIER-DESROCHES est le premier Saint-Cyrien, mort au Champ d’honneur ».
A la même page on trouve : « de LAFFORGUE, au passage de l’Inn, 27-10-1805 », ce qui en fait le 2e mort au champ d’honneur.
En dehors du fait qu’en 1805 il n’y a pas encore de Saint-Cyriens, l’Ecole s’étant installée à Saint-Cyr en 1808, comme la bataille de Caldiero s’est déroulée le 30 octobre et non le 3, il semble bien qu’il y ait erreur et que le premier ancien élève de l’Ecole spéciale militaire, mort pour la France, soit le sous-lieutenant de Lafforgue.

rigodon d'honneur

École Spéciale Impériale Militaire

Message par rigodon d'honneur » 01 nov. 2016, 17:17

et bien oui, 1808 est la bonne date.
:salut:

rigodon d'honneur

École Spéciale Impériale Militaire

Message par rigodon d'honneur » 01 nov. 2016, 18:44

et pour être plus précis, c'est par décret du 24/03/1808 que l'école spéciale impériale militaire a été transférée de Fontainebleau à Saint-Cyr à compter du 01/07/1808.
:salut:

rigodon d'honneur

École Spéciale Impériale Militaire

Message par rigodon d'honneur » 02 nov. 2016, 00:53

fanacyr a écrit :c'est un sujet où le doute subsiste
voici le résultat de mes premières recherches, merci de nous faire part des vôtres le cas échéant.
Tout d'abord, oublions le fait qu'en 1805 l'école spéciale militaire est à Fontainebleau et pas à Saint-Cyr... peu importe sa situation géographique, c'est l'Ecole qui compte dans une perspective d' "esprit de corps". donc même en ayant étudié à Fontainebleau, Bichier-Desroches et de Lafforgue sont bien des "Cyrards".

Ceci étant dit, il n'y a à mon avis aucun doute sur le sujet : BICHIER-DESROCHES est bel et bien le premier Cyrard mort au champ d'honneur, cet "honneur" ( :cry: ) ne revenant pas à de LAFFORGUE.

L'ouvrage de référence en la matière étant le Martinien - Tableaux, par corps et par batailles, des officiers tués et blessés pendant les guerres de l'Empire (1805-1815) - on trouve :
- que le ss-lt Desroches a été tué à Caldiero le 30/10/1805, comme trois autres officiers du 52e de ligne auquel il appartenait
- que le ss-lt Laforgue du 30e de ligne est mort au passage de l'Inn le 27/10/1805

Mais me direz-vous, le 27/10 vient avant le 30/10 :shock: ... ce serait donc de Lafforgue le premier Cyrard mort au champ d'honneur :?: ... et bien non :!: ... car de Lafforgue n'a pas été tué, il est mort de mort accidentelle : il s'est noyé :( ... nuance subtile... et si il y a bien eu quelques coups de feu de part et d'autres lors de la préparation du passage de l'Inn, il semble que de Lafforgue se soit noyé au cours de la tentative avortée de traversée à la nage de l'Inn d'un détachement destiné à aller prendre pied sur la rive opposée pour établir une tête de pont (emportés par le courant, trois se noient, le reste revient sur la rive gauche). bref, il n'est pas mort au cours d'un combat et je ne pense pas que la mention "mort au champ d'honneur" puisse s'appliquer à lui :?:

Donc même si il y a une erreur manifeste de la part du colonel Hervé Le Boulicaut dans son Livre d'or des Saint-Cyriens morts au champ d’honneur (3 au lieu de 30), il a raison dans son erreur...

Toutefois, si on se place dans un esprit "Ecole des fans", on peut tout de même dire que "tout le monde a gagné" (même si ce brin d'humour ne colle pas trop au caractère plutôt dramatique des événements relatés :oops: ...) : si BICHIER-DESROCHES est bel et bien le premier Cyrard tué au champ d'honneur, de LAFFORGUE est lui le premier Cyrard mort en campagne... on peut donc a priori dire que de LAFFORGUE est le premier Cyrard "mort pour la France"...

Pour la petite histoire, Jean-Baptiste-Louis-Désiré Bichier-Desroches était né en 1786 à Abbeville, mesurait 1,75m, était châtain aux yeux gris et avait le visage marqué de petite vérole... Anselme-Jean-Jacques-Louis de Lafforgue était né en 1784 à Castelnaudary, mesurait 1,74m, était châtain aux yeux bleus et avait un nez gros et long...
voilà qui humanise un peu le destin tragique de ces deux jeunes hommes
:salut:

Monnet de Lorbeau

École Spéciale Impériale Militaire

Message par Monnet de Lorbeau » 02 nov. 2016, 10:33

"Tué-noyé" ??
C'est faire un distinguo sur la cause de la mort, comme si "tué à l'ennemi" serait plus honorable que mourir "noyé". D'ailleurs, on méconnait le plus souvent les causes exactes de la mort : on peut mourir tué à l'ennemi en fuyant d'une balle dans le dos tandis qu'on peut mourir noyé en partant à l'attaque d'une position imprenable. Dans ce cas-là, le plus méritant est bien le second.

De plus, on pourrait multiplier les cas et avoir le premier blessé mortellement, le premier mort de fièvres, etc.
Cela rappelle un peu les discussions sur le type de handicap pour les jeux paralympiques...

L'expression la plus appropriée serait donc "mort pour la France"

rigodon d'honneur

École Spéciale Impériale Militaire

Message par rigodon d'honneur » 02 nov. 2016, 14:09

Monnet de Lorbeau a écrit :L'expression la plus appropriée serait donc "mort pour la France"
C'est exactement ce que j'ai indiqué... le premier Cyrard "mort pour la France" est bien de LAFFORGUE.

Quant à la notion de tué, mort des suites de ses blessures, voire dans certains cas assassiné, ce sont des nuances qui sont faites par Martinien dans ses tableaux. la langue française est suffisamment riche pour qu'on puisse accorder de l'importance à ces nuances... même si la finalité est la même : tué, blessé mortellement, noyé ou assassiné, ils sont tous "morts pour la France". il n'est nullement question de décerner des prix de la mort la plus ou la moins glorieuse... il s'agit de s'en remettre aux faits, avec toute la froideur du caractère laconique (et donc, en effet, incomplet) de ces mentions...

Quant à savoir si la noyade de Lafforgue est accidentelle ou pas, et bien pour moi oui, étant donné que selon ses circonstances, cette tentative de traversée ne se fait visiblement pas sous le feu ni en présence de l'ennemi. c'est peut-être plus capillotracté que subtil, mais aujourd'hui, même quand un hélico s'écrase en mission sans aucun facteur extérieur ennemi, on appelle ça un accident... ce qui n'empêche pas ses occupants d'être morts pour la France et d'avoir le (triste) honneur posthume d'une cérémonie dans la cour de Invalides... morts par accident, mais morts pour la France tout de même.
:salut:

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