Artillerie : La fusée Congreve

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C-J de Beauvau
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Artillerie : La fusée Congreve

Message par C-J de Beauvau » 31 mai 2018, 11:47

La fusée Congreve est une arme militaire britannique conçue par William Congreve en 1804, sur la base d'explosifs utilisés par le Royaume de Mysore contre la Compagnie britannique des Indes orientales. Composée d’un cylindre de papier et de métal contenant de la poudre pour la propulsion et l’explosion de 6 ou 8 pouces disposée sur un système de tube avec un choix d’angles de tir . Elles auraient des effets plus psychologiques de réelles
Auriez vous des témoignages ?

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Article suivant est rédigé par le Lieutenant-colonel Saint-Pol, rédacteur en chef du bulletin historique de l’artillerie, et ancien directeur du musée de l’artillerie.
http://basart.artillerie.asso.fr/articl ... rticle=487

Ce n’est qu’à la fin du XVIIIè Siècle que les Anglais redécouvrent cette arme alors utilisée contre eux par le sultan TIPPO-DAHIB en 1784 pendant la guerre des Mahrattes.
Capturées et rapportées pour étude en 1801, les fusées indiennes sont améliorées par Sir William CONGREVE, colonel d’artillerie, qui crée un corps spécialisé dans le lancement de cette arme, les « fuséens ». Boulogne, 1806 et Copenhague, 1807, subiront les attaques de ces fusées qui pesaient entre 6 et 32 livres pour des portées de 1800 à 2700 mètres.

En 1809, un « brûlot » anglais (péniche armée) s’échoue à l’île d’Aix devant Toulon. Capturé par les troupes françaises avec ses fusées, il relance l’intérêt de la France pour cette arme alors que CONGREVE n’arrive pas à convaincre le commandement britannique de l’utilité de « système décisif de guerre capable de fournir la puissance des grosses formations d’artillerie pour le poids du fusil... ».

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En 1827, CONGREVE constate avec amertume « qu’il n’a encore été pris aucune mesure pour établir un de ces modes d’employer les fusées ».
LA TECHNIQUE
Dans les documents de l’Empire les fusées de guerre sont appelées soit « Rochettes », soit « fusées à la CONGREVE ».
Une fusée comporte 4 éléments principaux :
LE CARTOUCHE, contenant le mélange propulsif fortement tassé et composé de 50% de soufre, 17% de salpêtre, 25% de pulvérin et 8% de poudre en grain. Lors de la mise à feu, la pression des gaz atteignait jusqu’à 30 atmosphères donnant des poussées de 225, 600 ou 1300 Kg selon le calibre de la fusée.
L’ARMATURE, constituée par le projectile lui-même qui était soit un boulet creux explosif ou à balle, soit un chapiteau incendiaire situé à l’avant de la fusée.
LA BAGUETTE DIRECTRICE, fixée à l’armature elle assurait l’équilibre et l’orientation (pointe en avant) de l’ensemble. D’abord très longue elle a pu être raccourcie dès qu’il a été possible de la fixer dans l’axe du cartouche. Elle est passée ainsi de 5 mètres environ à 1 mètre.
L’ESPOLETTE, système de mise à feu de la charge d’éclatement de l’armature à partir de la combustion du mélange propulsif.
L’AVENTURE FRANÇAISE
Elle donnera naissance à 4 générations de fusées :

1)1810-1826 : Dès 1810, des copies des fusées anglaises sont fabriquées à Toulon. En 1818, le capitaine de BRUSLARD obtient des informations sur les fusées CONGREVE saisies et améliorées par les Danois après l’attaque de Copenhague. Mais les fusées fabriquées alors à Toulouse restent médiocres.
2)1827-1845 : En 1827, un citoyen britannique, BEDFORD, offre à la France ses services et les plans de fusées de sa conception. Il aide les spécialistes français à les mettre au point et à les produire à l’école de pyrotechnie de Metz. Ce sont les fusées de 5, de 7 et de 9 caractérisées par une longue baguette de direction axiale facilement démontable grâce à un système de pas de vis.
3)1845-1855 : Après le départ de BEDFORT, l’équipe de spécialistes « fuséens » de l’école de pyrotechnie de Metz développe une série d’améliorations proprement françaises dont la principale, œuvre du Capitaine ROUGE, consiste en la mise au point d’une baguette de direction en bois recouverte de métal et de section cannelée beaucoup plus courte que la précédente. C’est le « système 1849 » composé d’une fusée de 5 pouvant recevoir un chapiteau incendiaire ou un boulet creux et d’une fusée de 7 pouvant recevoir au choix des pots incendiaires ou des chapiteaux explosifs. Sous la direction du colonel SUSANE, à partir de 1852, des fusées portant jusqu’à 7000 mètres furent fabriquées en un temps record et utilisées lors de la campagne de Crimée.
4)1856-1866 : Les leçons de la guerre d’Orient font naître le « système 1856 » qui seront les derniers perfectionnements apportés aux fusées avant leur disparition par décision ministérielle du 27 juillet 1872, disparition que l’on croyait définitive.
LES FUSEES EN CAMPAGNE

Jusqu’en 1842, les fusées avaient été tirées en petit nombre et très mal utilisées car seuls les rares spécialistes de l’Ecole de pyrotechnie de Metz étaient en mesure d’assurer le service de ce type de matériel. C’est dans ces conditions que des fusées de guerre avaient été employées lors des expéditions de Morée (1828), d’Alger (1830), d’Anvers (1832) et de Constantine (1837).
En 1842, une unité d’artillerie, la 6ème batterie du 5° Régiment d’artillerie (5°R.A.) fut affectée à Metz pour aider à la mise au point des fusées et à leur fabrication.
En 1854, d’autres unités reçurent la même affectation, la 5ème Batterie du 11°R.A., la 1ère Batterie du 2°R.A. alors que la 6ème Batterie change de nom pour devenir la 4ème Batterie du 12°R.A..
Ce fut cette Batterie qui tira 4800 fusées à Sébastopol en 1855. Composée de 4 officiers, 154 sous-officiers et canonniers, 34 chevaux et 72 mulets, elle sera par la suite envoyée en Afrique comme réserve d’artillerie.

:salut:
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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par Talavera » 31 mai 2018, 13:37

Sujet au combien intéressant et méconnu. Merci.
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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par Joker » 31 mai 2018, 18:23

En juin 1815, les Anglais en retraite des Quatre-Bras en direction de Mont-Saint-Jean les utilisèrent lors de la traversée de Genappe pour retarder la poursuite française.
Mais, ainsi que vous le soulignez, les effets furent extrêmement limités.
Les tirs effrayèrent bien les chevaux mais ne causèrent guère de dégâts aux unités visées.
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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par Demi-solde » 01 juin 2018, 12:13

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Cordialement

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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par Le Barde » 01 juin 2018, 15:35

"Les orgues de Staline" avant l'heure.

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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par Demi-solde » 01 juin 2018, 16:09

C'est pas faux !

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Cordialement

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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par Joker » 01 juin 2018, 18:40

Le Barde a écrit :
01 juin 2018, 15:35
"Les orgues de Staline" avant l'heure.
Avec des effets bien différents toutefois.
Seul l'aspect visuel présente en effet quelques similitudes. ;)
« L'usage nous condamne à bien des folies ; la plus grande est celle de s'en faire l'esclave. »
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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par L'âne » 06 juin 2018, 00:57

C-J de Beauvau a écrit :
31 mai 2018, 11:47
Auriez vous des témoignages ?
Bruno COLSON « Leipzig » :
"Devant Paunsdorf, l'arrivée de la brigade prussienne de HesseHombourg permet à la division Bubna de se resserrer sur sa gauche. Ici également, l'artillerie est placée devant. Celle des Prussiens est renforcée par des batteries russes et par une formation unique en son genre, la seule troupe britannique à participer à la bataille : la batterie de fusées à la Congreve du capitaine Bogue. […] Le corps de Bülow affronte la division Delmas. Même privée de son chef, la batterie de fusées britannique lance ses projectiles. Selon le colonel von Boyen, ils font se débander les fantassins de Delmas, « comme une fourmilière dans laquelle on donne un coup de pied ». Les Français refluent, paniqués, « sous un éclat de rire presque général », écrit Boyen. Quand il traverse les lieux, il se convainc de l'efficacité des fusées. De nombreux cadavres sont complètement brûlés au visage et sur les vêtements. Il comprend pourquoi « cet effet inhabituel » a fait perdre leur contenance aux hommes de Delmas. Comme beaucoup d'habitants de Leipzig, l'étudiant Heinrich Grautoff suit la bataille depuis les toits de la ville. Dans le clocher de l'église Saint-Nicolas, il constate lui aussi que les fusées à la Congreve dispersent les masses françaises."

Bruno COLSON « Clausewitz » :
"Quant aux fusées de sir William Congreve, utilisées à Copenhague en 1807 et à Flessingue en 1809, ils [Clausewitz et Scharnhorst] ne croient pas qu’elles apportent grand-chose, ni par leur projectile ni par leur charge incendiaire."

Stéphane CALVET "Leipzig" :
"1 300 bouches à feu, ce serait donc plus de 380 000 projectiles que leur artillerie aurait envoyés sur les positions françaises. Au total, les canons des divers camps auraient lancé 600 000 obus et boulets, sans compter les milliers de fusées conçues par le colonel britannique William Congreve et utilisées pour la première fois sur un champ de bataille. La compagnie d'artificiers, appelée aussi « roquettiers » par le général Langeron, a ainsi été décimée par les Français qui, aux dires de Faucheur, ne semblent pas avoir été surpris par les effets destructeurs desdites fusées : « Des fusées à la Congreve étaient de temps en temps lancées dans notre direction pour éclairer le terrain. Nous connaissions très bien tous les genres de projectiles de l'ennemi, mais nous ne connaissions pas celui qu'on nous lançait, nous en ignorions même le nom; ce ne fut que plus tard que nous apprîmes qu'une compagnie de fuséens anglais était nouvellement parmi les coalisés et qu'elle avait voulu inaugurer son arrivée en nous envoyant des projectiles qui nous étaient encore inconnus, mais depuis quelques jours nous en avions tant reçu de tout genre que nous étions blasés à leur endroit. »"

Marc LEFRANÇOIS « Histoires insolites de Napoléon » :
"L'art d'agrémenter un champ de bataille
Déterminés à battre les armées de Napoléon, les Anglais ne reculent devant rien et vont jusqu'à employer une nouvelle arme terrifiante : les fusées de Congreve. Ces fusées, ancêtres des roquettes modernes, parcourent une ligne horizontale comme les obus mais portent une mèche inextinguible qui leur permet d'éclater au milieu des troupes adverses. À ce moment-là, elles dispersent de toutes parts d'autres petites grenades ou fusées, qui éclatent à leur tour et s'avèrent particulièrement meurtrières. Après la bataille d'Orthez où elles ont été employées, un officier français s'inquiète de l'effet qu'elles peuvent avoir sur le moral des troupes. Il fait venir un soldat et lui demande son avis sur cette nouvelle arme : « Elles ont le grand inconvénient de jeter de la distraction dans les rangs, comme des feux d'artifice qu'on ne peut s'empêcher de regarder ... »
"

Jean TULARD « Napoléon ou le mythe du sauveur » :
"Les erreurs d'appréciation de Napoléon furent pourtant considérables. Notons au passif son refus des innovations techniques; « chariot d'eau mû par le feu » de Fulton ou fusées de Congreve, télégraphe de Jean Alexandre et ballons d'observations du commandant Coutelle. Il a fait toutes ses campagnes avec les armes héritées de l'Ancien Régime : le fusil modèle 1777 (à peine modifié en 1803) et les canons de Gribeauval."

Jacques LOGIÉ « Waterloo, l’évitable défaite » :
"Les fusées à la Congreve
Inspirées des fusées utilisées par Tippoo Sahib au siège de Seringapatam en 1779, elles furent mises au point en 1805 par Sir William Congreve.
Cette arme, très en avance sur son temps, comportait trois parties : la cartouche contenant la composition fusante, un obus à balles ou une charge incendiaire et la baguette directrice.
Le lancement se faisait à l'aide d'un chevalet supportant une tringle en bois en forme de U servant de glissière à la baguette directrice: son inclinaison pouvait être modifiée à volonté.
Du temps des guerres de l'époque napoléonienne, la portée des fusées à la Congreve était de l'ordre de deux kilomètres, dépassant ainsi le rayon d'action des pièces de 12.
Cette arme nouvelle n'était en service que dans l'armée britannique.
"

Bernard CORNWELL « Waterloo » :
"L’une des unités d’artillerie était une batterie de fusées, nouvelle arme que Wellington jugeait uniquement bonne à effrayer les chevaux. Il avait découvert les fusées en Inde, où cette arme avait été utilisée par l’ennemi, puis de nouveau en Espagne, où celles du colonel William Congreve avaient été déployées pour la première fois. Le capitaine Mercer fut fasciné lorsqu’il vit pour la première fois cette nouvelle arme ultramoderne : "Les fuséens avaient placé un petit triangle de fer sur la route avec une fusée posée dessus. L’ordre de faire feu est donné, le porte-feu est appliqué et le projectile instable commence à cracher des étincelles, à tortiller sa queue et tout à coup part droit en montant la chaussée. Un canon est sur la route, entre les deux roues duquel l’obus fixé à la tête de la fusée éclate. Les canonniers tombent à droite et à gauche et ceux des autres pièces prennent leurs jambes à leur cou. La batterie est abandonnée en un moment. Étrange ! Mais c’est ainsi. Le plus étrange fut peut-être la précision de cette première fusée, car les suivantes devinrent folles, certaines déviant de leur trajectoire et menaçant même les Britanniques. Le duc se serait volontiers débarrassé de la batterie de fusées, mais elles étaient parrainées par le prince Régent. Il se trouvait donc condamné à les garder."
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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par C-J de Beauvau » 06 juin 2018, 11:32

Merci L'âne pour ces témoignages
Ils sembleraient démontrer donc une efficacité aléatoire par le manque de précision, et de la puissance réelle de ces fusées .
Mais une efficience indubitable par la nouveauté et la peur provoquée sur des troupes non averties de ces nouvelles armes .

:salut:
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Re: Artillerie : La fusée Congreve

Message par Cyril Drouet » 06 juin 2018, 14:02

Autre type de tir :

"Lorsqu[e les servants de pièce] se sont arrêtés pour entrer en action [à Waterloo], ils sont descendus de cheval et ont tiré des fusées de sol. Elles sont appelées ainsi car elles ne sont pas tirées avec un certain angle d'élévation et parce qu'elles ricochent sur le sol tout au long du parcours. Il y avait de hautes céréales avec de gros épis devant la section de fusées lorsque les hommes ont mis pied à terre. Elles empêchaient de voir correctement les différentes cibles possibles. Les fusées furent tirées à travers les moissons dans la direction des troupes ennemies qui se trouvaient sur les positions."
(colonel Whinyates au colonel Ross, 20 novembre 1842)
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)

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