Commissaires des guerres : L'armée d'Orient...

Partagez autour de l’armement, de l’équipement et des pratiques des soldats des guerres napoléoniennes.

Modérateurs : Général Colbert, Cyril

Chouans decoeur

Message par Chouans decoeur »

Il n'existe aucun site alors ? :roll:
dups

Message par dups »

Il n'existe aucun site alors ?
:shock: :( :furieux:
des gourdes en fer blanc que l'on trouve chez Jas Towsend
:roll: :roll: :roll:

http://jas-townsend.com/index.php?cPath ... 65496633a9
(en bas de la page)
Pour la commande, tu sauras te débrouiller ?
Chouans decoeur

Message par Chouans decoeur »

Veuillez m'excusée dups, mais nous ne sommes pas tous doué pour l'informatique


Cordialement Chouans deCoeur :crucifié:
dups

Message par dups »

Ca va pour cette fois !! :)
Citoyenne Sophie

ALIMENTATION : Rations en campagne...

Message par Citoyenne Sophie »

Bonsoir à tous
par pure curiosité, je me pose la question suivante: quelle est la ration de vivres quotidiens d'un militaire en campagne? de quoi est-elle composée et est-elle différente selon les armes? (exemple dans les garnisons embarquées sur les bateaux de la flottille, une ration c'est biscuits + eau-de-vie mais je n'ai pas les quantités).

Merci à tous
Sans-Souci

Re: ALIMENTATION : Rations en campagne...

Message par Sans-Souci »

Il y a le règlement du 5 avril 1792, avec quelques modifications par les lois du 2 e 8 septembre 1792 et par une instruction du 1er ventôse V (19 février 1797).

Un décret du 25 fructidor IX (12 septembre 1801) introduisit des mesures métriques, avec un petit changement des quantités. Ce dernier resta en vigueur pour le reste du Consulat et de l'Empire.

Voici un article (seulement en Allemand, désolé) avec tous les détails (pp. 19-20):

http://www.afaktor.de/uploads/media/AFa ... oss_01.pdf
McDonald

Re: ALIMENTATION : Rations en campagne...

Message par McDonald »

La ration dépend surtout du pays occupé, du nombre de soldats à nourrir, et surtout d'un facteur moins connu : des capacités de transport.

En 1805, depuis Vienne, Napoléon fixe le 21 novembre la ration journalière à 38 onces de pain (1 160gr), une demi livre de viande (245 gr), 4 onces (122gr) de riz ou légumes secs et une demi bouteille de vin.

Au même moment, Ney détaché dans le Tyrol est moins généreux avec ses hommes. Par son ordre du 10 novembre, les magasins de l'armée fournissent une livre et demi de pain (734gr) et une demi livre de viande (245gr). Les réquisitions sur les habitants du Tyrol doivent fournir une once de riz et deux onces de légumes sec, du sel et au choix une pinte d'eau de vie pour 16 hommes ou une demi bouteille de vin ou une bouteille de bière. Les réquisitions ne sont que partiellement versées.

Le 20 juin 1812, au début de la campagne de Russie, alors que les convois ont du mal à suivre l'avance de l'armée française, la ration est fixée à 12 onces de pain (367 gr), 5 onces de farine (153 gr qui donnent environ 225 gr de pain si on arrive à la cuire) et une once de riz (30gr).
A partir du 11 juillet, la pause à Vilna a permit aux convois de rejoindre et la ration est fixée à une livre de pain(500gr), 2 onces de riz (60gr) et une livre de viande (500gr). Lorsque l'armée se remet en route, on demande aux soldats d'emporter avec eux huit à dix jours de vivres, en plus de leur pacages habituels.

Je ne sais pas à combien elle a été réduite pendant la retraite de Russie. Mais pour donner une idée, pendant la campagne de Saxe en 1813, après l'armistice en aout et septembre, alors que les dépôts sont pleins, on manque de moyen pour transporter les rations jusqu'aux troupes. L'intendant de l'armée est obligé de réduire la ration à 8 onces de pains (245gr), 3 onces de riz (120gr) et 8 onces de viande (245gr).
Il faudra attendre le 24 septembre pour que Napoléon puisse remonter la ration à 24 onces de pains pour les unités à proximité des dépôts. Les unités plus éloignées ne recevaient que 16 onces de pains et 8 onces de grain (à moudre soit même). Les moins chanceux reçoivent même 16 onces de farines et 8 once de grain : rien de prêt à manger. Mais bien sûr, le pillage et la maraude compensent tout, et même parfois un peu plus.
Eugène Quillenbois

Re: ALIMENTATION : Rations en campagne...

Message par Eugène Quillenbois »

:salut:

La réponse est facilement accessible dans votre documentation Citoyenne Sophie.
( Correspondance militaire de Napoléon 1er Tome 3 1876 / écrits du 21 août 1803 )

A bord d'un bateau canonnier chargé de 100 hommes, on embarque ( pour une traversée de 15 jours grand max ):

1200 rations de biscuits
1200 rations d'eau de vie
De l'eau pour 10 jours

Soit : environs 500gr de biscuit, 5cl d'eau de vie, et quelques cl d'eau par personne et par jour.

Ajouter à cela ( pour les hommes de garnison ) : les 2kg de pain et les 50cl de vin fournis au bardas.

Une fois débarqués , il convient de suivre les consignes de rationnement fournies plus haut par McDonald.
talavera

Message par talavera »

Je ne résiste pas ici au plaisir d'ouvrir un sujet sur les sacs de toile portés en bandoulière par les fantassins français, et dont certains s'acharnent à contester l'existence, au motif qu'ils n'ont jamais été règlementaires.
Tout d'abord, lisons un passage des mémoires du sergent Bourgogne.
"Nous nous dépêchâmes. Picart mit dans son sac force provisions de
viande. De mon côté, je fis comme je pus, en remplissant ma
carnassière de toile."
Bourgogne utilise ce genre d'accessoire lors de la campagne de Russie, l'ayant récupéré auprès de deux cadavres de Badois. Certes, ce n'était pas des soldats français me direz-vous, et donc cela ne prouve rien. Ce la prouve déjà que le soldat français n'hésitait pas à se pourvoir de musette prise sur les soldats alliés ou ennemis, effet très pratique pour y loger une foule de petits objets immédiatement accessibles (pipe, pain, affaires de toilette etc...). Le soldat en campagne est principalement préoccupé de son bien-être et il est prêt à faire fi du règlement pour cela. Tous ceux ayant une petite expérience de la vie en campagne ne me contrediront pas.
Mais pour les plus septiques, lisons les lignes suivantes extraites des mémoires de Ségur.
"On remarqua comme avant Smolensk, que les divisions du 1er corps (Davout) restaient plus nombreuses; leurs détachements , plus disciplinés, rapportaient plus, et faisaient moins de mal aux habitants. Ceux qui étaient restés au drapeau vivaient de leur sac, dont la bonne tenue reposait les yeux, fatigués d'un désordre presque universel. Chacun de ces sacs, réduits au strict nécessaire, quant aux vêtements, contenait deux chemises, deux paires de souliers avec des clous et des semelles de rechange, un pantalon et des demi-guêtres de toile, quelques ustensiles de propreté, une bande à pansement, de la charpie et soixante cartouches. Dans les deux côtés étaient placés quatre biscuits de seize onces chacun (480 gr); au-dessous et dans le fond, un sac de toile, long et étroit, était rempli de dix livres de farine. Le sac entier ainsi composé, ses bretelles et la capote roulée et attachée par-dessus, pesait trente trois livres douze onces (environ 17 kg). Chaque soldat portait encore en bandoulière un sac de toile contenant deux pains chacun de trois livres. Ainsi avec son sabre, sa giberne garnie, trois pierres à feu, son tournevis, sa banderole et son fusil, il était chargé de cinquante-huit livres, et avait pour quatre jours de pain, pour quatre jours de biscuit, pour sept jours de farine et soixante coups à tirer. Derrière lui, des voitures traînaient encore pour six jours de vivres; mais on ne pouvait guère compter sur ces transports, pris sur les lieux, qui eussent été si commodes dans un autre pays, avec une moindre armée, et dans une guerre plus régulière. Quand le sac de farine était vide, on l'emplissait du grain qu'on trouvait et qu'on faisait moudre au premier moulin, s'il s'en rencontrait, sinon par des moulins à bras, qui suivaient les régiments ou qu'on trouvait dans les villages, car ces peuples n'en connaissaient guère d'autres. Il fallait seize hommes et douze heures pour moudre, dans chacun d'eux, le grain nécessaire, pour un jour, à cent trente hommes."

Extrait de "Histoire de Napoléon et de la Grande Armée pendant l'année 1812" par M. le général comte de Ségur et "examen critique" par le général Gourgaud. Bruxelles, Carlier 1825, p 213.
L'auteur semble cette fois-ci attester d'une pratique généralisée à l'échelle d'un corps d'armée tout entier, ce qui prouve que des dizaines de milliers de fantassins français sont entrés, au moins en Russie, munis de cet accessoire fort pratique.
Bastien

Message par Bastien »

Pour la cavalerie, chaque cavalier possède un sac à distribution (sous le porte-manteau). Pour l'infanterie, il n'y en a qu'un par demi-escouade. En campagne, autant que faire ce peut, il en est distribué un par soldat. Il est aussi appelé sac-à-pieds car on y dort dedans.

Pour résumer, on y met les victuailles la journée, les pieds qui puent la nuit !

Voir : dictionnaire Bardin, livre IV p653

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