[CAVALERIE] (Dés)équilibre des charges sur le cheval

Partagez autour de l’armement, de l’équipement et des pratiques des soldats des guerres napoléoniennes.

Modérateur : Général Colbert

Hypolite

Disposition des effets sur les chevaux

Message par Hypolite »

De la disposition des effets sur les chevaux de Cavalerie légere

Manière de plier le manteau :
Le manteau sera plié en deux, le revers de l’étoffe en dehors, et les ailes renversées en dedans bien également ; la tête du manteau sera aussi renversée en dedans jusqu’à la hauteur du capuchon, après quoi on le roulera bien serré, en commençant par la tête.

Manière de placer les effets dans le porte-manteau :
Les deux chemises doivent être dépliées et mises en long dans le porte-manteau, ensuite la culotte hongroise retournée et pliée en quatre ; par-dessus, on placera le gilet retourné et plié en deux, la cravate et les mouchoirs seront fourrés dans les coins.
Il ne sera permis de mettre dans le porte-manteau que les effets désignés ci-dessus, dans la crainte de blesser le cheval en en faisant entrer davantage.

Manière de charger :
Le surtout et le gilet d’écurie, dans lequel sera placé le bonnet de police, seront plié en quatre et placés sur le grand sac, plié lui-même de manière à ce qu’il ne dépasse le porte manteau d’aucun coté et sera placé sur la croupe du cheval, au dessous du porte manteau ; ils seront liés ensemble par les deux bouts avec les courroies de charge, de manière qu’ils soient fermement tenus. Le porte-manteau sera placé de manière que les trois boucles puissent faire face aux deux extrémités de la selle. Les bottes seront placées séparément sous le couvercle du porte manteau, les tiges vis-à-vis l’une de l’autre, les deux pieds seront pliés de manière qu’on n’aperçoive pas les talons, dont la semelle doit être en dessus ; les deux éperons seront couverts d’une espèce d’étui en cuir noir, fixé aux extrémités d’une courroie qui empêchera les bottes de se séparer et de se perdre.
Les deux musettes devront être attachées à la tête du pommeau de la selle par leurs courroies, et dans leur centre par des lanières attachées aux ronds de fonte qui fixent les extrémités du manteau : ces musettes ne dépasseront d’aucun coté les bouts du manteau. Dans celle de gauche seront placés :
-Les effets de pansement ;
-Les boîtes à graisse avec les brosses ;
-Le sac à poudre.
Celle de droite sera destinée à recevoir la ration d’avoine du cheval ainsi que le pain.
Au coté gauche et dans les courroies du porte manteau, on fera passer la corde à fourrage, tortillée en cercle, et nouée de façon qu’elle puisse être déplacée sans déranger le porte manteau.

(Extrait de l’Ordonnance provisoire sur l’exercice et les manœuvres de cavalerie du 1er vendémiaire An XIII). :salut:
Jean-Michel

Message par Jean-Michel »

Très intéressant. L'ordonnance provisoire pour l'exercice et les manoeuvres de la cavalerie est un texte de référence que tout cavalier doit connaître, autant que le règlement pour l'infanterie pour nos amis pousse-cailloux.
:salut:
Deguignet

Message par Deguignet »

Sûrement, si il n'était pas aussi difficile de ce le procurer !!!

Et ceux qui l'on en leur possession le conservent jalousement :)
Hypolite

Message par Hypolite »

Mais c'est bien pour ça que j'ai décidé d'en diffuser les extraits les plus intéressants sur le net ! :)
cyranopasdebergerac

CAVALERIE : Poids supporté par les chevaux et emploi des chevaux

Message par cyranopasdebergerac »

Deguignet a écrit :
mais c'est pas avec vos chevaux que l'Empereur aurait pu faire la campagne de France
Ni avec les nôtres, ni avec ceux des autres ! :) Regarde un peu les rapports d'inspections de cavalerie, et les réformes des chevaux: des listes longue comme le bras de chevaux entre 4 et 5 ans en moyenne... ruinés, fourbus,... ( termes employés ) . :(
Permettez-moi.
Nos chevaux d'aujourd'hui ont-ils des ressemblances avec ceux d'hier ?
N'oublions pas que les voyages, les déplacements à l'époque se faisaient à pied ou à cheval ou en cariole (pour simplifier).. c'était le mode de vie qui voulait cela. Pas de véhicules,ni moyen modernes........
Donc beaucoup beaucoup de chevaux disponibles..........(plus comme maintenant) et pour tous les usages.... Je veux dire une multitude d'emplois comme la poste, la ferme, les champs, le labour, la traction de charges, le débardage, la vie civile, l'armée etc.... Le cheval était en quelque sorte le "centre vital" de la vie en général.....économique .....etc............
Beaucoup de gens en usaient et savaient en user avec les connaissances nécessaires, avec la connaissance parfaite des animaux quant à l'efffort à fournir dans la durée si besoin...(pas comme maintenant car cela se perd, hélas).
Si par principe des chevaux "lourds" iront à l'artillerie, des chevaux plus légers iront à la "légère", des chevaux plus grands iront aux cuirassiers etc etc.... on peut dire que les chevaux étaient habitués, entrainés pour ce qu'ils étaient utilisés, ils avaient l'endurance aussi......
Mais surtout, ces hommes savaient en user..... Un adage dit qu'il faut préserver sa monture si l'on veut aller loin. En ménageant sa monture, en l'utilisant comme il faut, on peut aller loin; c'est là tout un art, tout l'art de l'utilisation du cheval. Nos anciens savaient y faire. La dernière grande utilisation en masse du cheval en guerre remonte à 14-18 ....la seconde guerre moins.
Vous lisant, j'apprends ce que les chevaux d'aujourd'hui peuvent supporter dans la généralité (car il y a toujours des exceptions) et je vois des chevaux de loisirs et un peu pour le travail comme en Ardennes le débardage en forêt. Vraiment, je n'avais aucune idée du poid que l'on peut mettre sur le dos de l'animal.
Me voici donnant (sans prétention aucune) les grandes lignes pour en arriver à vous dire que j'ai lu
"La guerre à cheval" de MARBOT et que j'ai trouvé cela succulent.
j'ai lu aussi par-çi par-là sur l'emploi du cheval lors des campagnes ......et j'ai été stupéfait de voir la façon dont MURAT utilisait outrancièrement "sa" cavalerie lors de l'avance de la Grande armée vers Moscou.
Si des nécessités militaires justifiaient ces grandes poursuites, ses ambitions personnelles n'ont elles pas améné tous ces excès...... mettant finalement la cavalerie en grand danger.
En effet, les chevaux, outre les longs trajets avec leurs charges............. outre les poursuites (ce n'étaient pas des ballades) et les nécessités opérationnelles, oute les temps de repos non pris; ces chevaux n'avaient rien à manger; pas de foin, pas de récoltes disponibles, pas d'intendance laquelle suivait de très loin et péniblement....juste un peu de paille pourrie voir rien.....La cavalerie s'est retrouvée quasi sans possibilités car les chevaux étaient malades, diminués, épuisés, fourbus....
Donc l'important je pense est surtout l'emploi comme il se doit, à bon escient, "normal", dans de bonnes conditions.
Mais là.....assurément, vous en savez plus que moi.
Dites-moi si je me trompe.
Bien à vous.
Phil.
maréchal-ferrant

Message par maréchal-ferrant »

Je trouve ce sujet très intéressant et l'ensemble des remarques formulées tout à fait justes.
Notre "expérience" de montmirail et les difficultés rencontrées sont essentiellement dues au fait que nos chevaux en bon état "pleine peau", manquaient d'un entrainement suffisant pour ce type de travail.
Leur léger surpoids, (le nôtre), la charge et la distance étaient au-dessus de leurs possibilités du moment. Nous avons donc décidé de ne pas les mettre dans le rouge, et malgrè cela ma vieille jument a terminé avec peine (mais rassurez vous le lendemain elle était fraiche et reposée)
Tout ce qui est dit ci-dessus est juste, les dragons d'Espagne devaient être secs et noueux comme des pieds de vigne, leur paquetage réduit au strit minimum, et leur chevaux devaient avoir la musculature adaptée a l'effort demandé et sans un poil de graisse.
Ne tirons donc pas d'enseignements trop hatifs de nos modestes expériences.
la remonte

Message par la remonte »

les chevaux que nous avions à Borodino , de races locales inconnues ( destinés à la boucherie en général ) étaient remarquablement résistants . sanglés à mort , ils ne devaient pas manger d'herbe par contre .
maréchal-ferrant

Message par maréchal-ferrant »

J'imagine qu'ils ne connaissent pas le confort de nos chevaux de loisir ou de sport !
la remonte

Message par la remonte »

comme nous étions en voiture , nous avons pu constater qu'à côté de chaque isba se trouve un petit cheval au piquet . pour la boucherie ( culture tartare :) )mais aussi comme moyen de transport avec attelage en l'hiver . trés rustique effectivement avec des cavaliers pas toujours trés légers . :salut:
d'ailleurs la force de l'armée russe en 1812 reposait sur la supériorité écrasante de sa cavalerie irrégulière . harcelant et affamant la Grande Armée .
la remonte

[CAVALERIE] (Dés)équilibre des charges sur le cheval

Message par la remonte »

Dans l'esprit de repartir les charges sur un cheval ... est ce que le mousqueton à droite est compensé par le sabre à gauche et le pistolet ? Ou doit on y ajouter les fers ainsi que le ravitaillement ?
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