Avancement...

Partagez autour de l’armement, de l’équipement et des pratiques des soldats des guerres napoléoniennes.

Modérateurs : Général Colbert, Cyril

SCHNAPS

Message par SCHNAPS »

Salut et fraternité, :salut:
A propos de grades ; qui peut me renseigner sur la différence de grade hiérarchique dans l'Armée et le grade "réel" dans une arme. Je m'explique : j'ai lu que Napoléon Bonaparte a obtenu après le siège de Toulon un grade de Général de Brigade, mais que pour son arme d'origine il n'était considéré "que" comme capitaine ? Il semblerait qu'une telle situation existait seulement dans les armes dites savantes (artillerie et génie) .
Merci d'éclairer ma lanterne à ce sujet :idea: :roll: .
Bien à vous, SCHNAPS :fusils:
COUNT JBD

Message par COUNT JBD »

Bonjour à tous,

Pour continuer sur les grades, mais sans pour autant rester tout à fait dans le sujet:
Je crois me souvenir qu'au moment de la Restauration, une commission examinait les demandes des nobles de retour afin de leur "rendre" ce qui leur appartenait quelques années plus tôt (plus de 25 ans...), y compris des prérogatives, grades, etc.
Un ancien officier de marine présente la demande suivante: ayant été lieutenant de vaisseau (l'équivalent de capitaine) au moment de la Révolution (et avant sa fuite), il réclamait une solde de contre-amiral en prenant en compte les 25 années écoulées...
Réponse de la commission: demande nulle et non avenue car "Vous auriez certes obtenu des promotions en restant en activité, mais comme bon nombre d'officiers courageux, vous seriez mort à Trafalgar...".

:)
MAI 48

Message par MAI 48 »

Réponse de la commission: demande nulle et non avenue car "Vous auriez certes obtenu des promotions en restant en activité, mais comme bons nombres d'officiers courageux, vous seriez mort à Trafalgar...". :lol:
Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

D'autre tombèrent bien réellement et en furent remerciés à titre posthume. Ainsi en 1814, Cadoudal et Moreau furent faits maréchaux.


Salutations respectueuses.
Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

Rossignol et Léchelle, pour l'Ouest.
Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

Précision : si nombre de nobles furent suspendus de leurs fonctions, d'autres n'eurent pas cette "chance" et furent exécutés, parce que le sort des armes ne leur avait pas été favorable. Ci-devant battu = traître. CQFD...

Salutations respectueuses.
Dominique T.

Message par Dominique T. »

Des noms et des noms svp
Je vous conseille 'Les généraux de la Révolution et l'Empire', de Georges Six (non pas le dictionnaire, mais son complément).

Vous en aurez des tas, de noms de généraux incapables nommés pour des raisons politiques !!!

C'est une étude très bien faite, rééditée récemment, et le complément indispensable du dictionnaire biographique.

A Cyril :
Il y eut même des généraux vainqueurs que la folie meurtrière de la Révolution n'épargna pas, p.ex. Houchard !
Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

Kléber, déjà ignominieusement accusé par l’imbécile général Léchelle, échappa, lui aussi, de peu à la vindicte des représentants. Voici ce qu’il nous en dit dans ses Mémoires :

« [Rossignol] vint en effet, le 13 au soir [3 décembre 1793, nous sommes en pleine campagne d’Outre-Loire], avec son chef d’état-major Robert et les représentants du peuple Prieur, Bourbotte et Turreau. Ces derniers recevaient au même instant une lettre de leurs collègues enfermés dans Angers, qui les pressaient de faire avancer des troupes et leur apprenaient que les Brigands étaient devant la ville et en occupaient l’un d’eux. Cette nouvelle monta fortement la tête des représentants, qui, s’adressant au général Rossignol, lui demandèrent pourquoi la colonne de Châteaubriant ne s’était pas déjà portée en avant. Celui-ci en attribua lâchement la faute au général Marceau [Rossignol, en vérité, avait ordonné d’attendre son arrivée à Châteaubriant avant d'entamer tout mouvement], et Robert, l’ennemi juré de Marceau autant que le mien, étaya cette imprudence en donnant à entendre que Châteaubriant offrant des agréments, on n’avait pas été fâché d’y prendre quelque séjour. Marceau fut donc appelé. La scène qu’il eut fut très vive, et, quoiqu’il se justifiât évidemment, en rapportant ce qui s’était passé entre lui et le général en chef, on feignit de ne point vouloir l’écouter ; et Rossignol, sous prétexte d’une incommodité, prit le lit, et laissa le jeune général seul aux prises avec ces hommes farouches et intraitables. Enfin, après avoir crié beaucoup, Prieur finit par dire à Marceau : « Au surplus, nous savons bien que c’est moins ta faute que celle de Kléber, c’est lui qui t’a conseillé, et dès demain nous établirons un tribunal exprès pour le faire guillotiner. » Marceau revint au logement, ému de douleur. Il me raconta ce qu’il venait de lui arriver et ne me cacha pas ce qui me concernait particulièrement. »

Prévenu, Kléber, se porta immédiatement chez les représentants, les réveilla, s’expliqua et sauva ainsi sa tête.


Salutations respectueuses.
Tibule

Message par Tibule »

Il me semble aussi que sous la Révolution,d'Hautpoul,Davout et Desaix avaient eu des problèmes à cause de leurs origines nobles :salut: .
Drouet Cyril

Message par Drouet Cyril »

"Mais avait-il des talents militaires ?"

On ne devient pas lieutenant général commandant en chef des armées catholiques et royales de Bretagne sans quelques qualités.

Salutations respectueuses.