PRISONNIERS de GUERRE

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Modérateurs : Général Colbert, Cyril

Sans-Souci

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Sans-Souci »

Merci Dominique !

Quelle est la suite ? Est-ce que Bedu fut condamné ? Quelle était sa punition, et à cause de quelle loi fut-il condamné ? Justement par assassinat, ou est-ce qu'il y avait des lois militaires particuliers ?

Amicalement,

Oli

Dominique Contant

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Dominique Contant »

Bonjour à tous,
Bonjour à mon ami Oliver (Sans-souci) que j'ai eu le plaisir de voir un jour à Waterloo, qu'il m'arrive souvent de rencontrer au gré des forums et qui a pris une fois la peine de m'envoyer par courrier le témoignage d'un prisonnier Prussien en Haute Vienne. Un véritable passionné !

1 - Je n'ai pas encore le fin mot de l'histoire. D'après la suite les documents il a été transféré et jugé par une commission militaire à Bayonne. L'affaire aurait été instruite pas Jacques Antoine Sciard adjudant de 1° classe rapporteur près le 2° conseil de Guerre permanent de la 11° division militaire.

Si quelqu'un a accès aux Archives Départementales de Bayonne, ou Bordeaux ou Paris, merci de me le signaler.

2 - D'après la loi du 20 juin 1792 qui est à l'origine de tous les grands règlements sur les PDG, article II "Toutes les rigueurs, violences ou insultes commises envers un prisonnier de guerre seront punies comme si ces excès avaient été commis contre un citoyen français. "

3 - J'ai tout lieu de penser que le Conseil de Guerre a pris en compte une lettre de Bujeon, son Chef de Bataillon, qui lui trouva des circonstances atténuantes " il a pu s'oublier un instant croyant toujours être en Espagne où on ne fait point difficulté d'achever un homme lorsqu'il est malade, plutôt que de le laisser aux soins d'un alcade qui l'enverrait grossir le nombre des brigands"

4 - Pour répondre plus précisément à la question, voici ce que disent les règlements
a) Celui du 10 Thermidor an 11 n'en parle pas et ne dit que " Art XLIV Les prisonniers de guerre en route seront, autant que possible, logés dans un même local, qui sera fourni par les soins des municipalités....."

b) Le R É G L E M E N T Pour la Police et la Discipline des Prisonniers de guerre. du 6 vendémiaire an 14 ( 28 septembre 1805 ) signé Mal BERTHIER Ministre de la Guerre - TITRE II - Point 7

7. Les détachements ne devront, autant qu'il sera possible, être forts que de cent hommes au plus. Ils seront escortés, jusqu'à leur destination, par la troupe de ligne ou par la gendarmerie. Lorsque les détachements ne seront que de dix hommes au plus, ils seront conduits à leur destination par la gendarmerie, et de brigade en brigade.

c) Le Règlement révisé le 8 octobre 1806 signé par DEJEAN au nom du Ministre de la Guerre n'apportera aucune modification
:salut:
Modifié en dernier par Dominique Contant le 23 août 2008, 11:52, modifié 1 fois.

Drouet Cyril

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Drouet Cyril »

Une lettre de Napoléon (Vilna, 11 juillet 1812) :

"Mon cousin, on fera sortir les prisonniers aussitôt qu'il y en aura 1 200 et pas avant le 13. Le 12, on fera partir les officiers et les sous-officiers, hormis douze sous-officiers que l'on gardera pour tenir les contrôles. Ces prisonniers seront divisés en douze compagnies de cent hommes, ayant un sous-officier à leur tête pour tenir les contrôles. Ils seront commandés par un chef de bataillon français et escortés par une compagnie de Bade de cent hommes, quarante Prussiens à cheval et une brigade de gendarmerie de cinq hommes : les prisonniers iront dans quatre jours à Kovno, et tous les soirs, ils seront renfermés dans une église. Ils emporteront du pain de Wilna pour quatre jours à ration complète. Les officiers de gendarmerie et les commandants d'armes de la route seront prévenus du passage de ces prisonniers ; et les commandants des colonnes mobiles recevront l'ordre de les faire escorter avec de forts détachements. Tous ceux qui seraient trouvés hors des rangs, cherchant à déserter, seront fusillés : on en fera la déclaration à chaque compagnie avant de partir."

Dominique Contant

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Dominique Contant »

Je termine la transcription des documents sur l'affaire Bedu, et je donnerai les photos de certains extraits que je n'arrive pas à lire. En espérant que certains, plus perspicaces, pourront m'aider à comprendre.
En attendant, voici un décret impérial:

(N° 1167) Décret Impérial relatif au Jugement des délits par les prisonniers de guerre,
Au quartier Impérial de Brünn, le 17 frimaire ( 8 décembre 1805)
NAPOLEON, Empereur des français, Roi d’Italie,
Avons décrété et décrétons ce qui suit :
ART. 1° Les délits commis par les prisonniers de guerre dans toute l’étendue de notre Empire, sont justiciables des commissions militaires.
2. Le général commandant la division dans l’arrondissement de laquelle se commettra un délit, réunira une commission militaire composée d’un officier de gendarmerie faisant fonctions de rapporteur, et de cinq officiers, le président ayant au moins le grade de chef de bataillon.
3. Toute mutinerie, résistance à la gendarmerie, à la garde nationale, tout complot dont se rendrait coupables les prisonniers de guerre, seront punis de mort.
4. Nos ministres de la guerre, de la justice et de la police générale, sont chargés de l’exécution du présent décret.
Signé NAPOLEON
Par l’Empereur :
Le Secrétaire d’état, signé Hugues B. Maret.

Modifié en dernier par Dominique Contant le 23 août 2008, 11:49, modifié 1 fois.

Dominique Contant

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Dominique Contant »

Document 1
NB Qui pourrait me donner cet arrêté des Consuls du 8 Germinal an 8 ?
----
Saint Vincent le 7 décembre 1812
Mouton, Brigadier de Gendarmerie Impériale à cheval à la résidence de Saint Vincent de Tirosse, département des Landes
A son Excellence le Maréchal Duc de Conégliano premier Inspecteur Général de la Gendarmerie Impériale à Paris.
Monseigneur,
Conformément à l’article 12 de l’arrêté des Consuls du 8 Germinal an 8, j’ai l’honneur de vous rendre compte que le cinq du présent, le Gendarme Dubré de ma Brigade fut commandé par moi en vertu d’une réquisition de Monsieur le général Sol Commandant d’arme à Bayonne, de fournir un gendarme de brigade en brigade pour faire partie d’un détachement du 121° Régiment de Ligne conduisant 42 prisonniers Espagnols à Dijon.
Au retour du Gendarme venant de Dax six courant me fit le rapport qu’à une lieu et demie de la Résidence il fut indisposé, l’exposa au Sergent commandant le détachement. Ce dernier lui dit de prendre le devant et de faire le logement des prisonniers et de la troupe d’escorte, ce qu’il fit. Dans son absence un des prisonniers s’est trouvé affaibli par la fatigue, ne pouvant suivre les autres, fut brusqué par un soldat en lui donnant des coups de crosses de fusils, et un coup de baïonnette au bras, sur quoi le prisonnier fit sans doute quelque résistance. Le Sergent s’approcha, et à l’instant fit feu sur lui dont la balle lui traversa le front et fut laissé sur la Grande Route quelque temps ; après il se leva en se traînant fut à la première maison appartenant à Monsieur Destribat sise en la commune de Saas dépendante de celle de Rivière où il reçu tous les soins possibles. Mais le sept à onze heures du matin il mourut ; m’étant rendu chez Monsieur le Maire de Rivière où était Monsieur Destribat. J’ai recueilli ce dont je viens de détailler.
Poursuivant ma route jusqu’à Dax, me suis rendu chez Monsieur le Commissaire des Guerres pour connaître le nom de ce Sergent et savoir s’il avait sur son ordre de route droit au transport.
J’ai recueilli dans cette démarche, qu’il avait été délivré à Bayonne des coupons pour une voiture à un collier, ce qui n’a pas été fourni en partant de St Vincent ni de Bayonne, chose que je témoignerai, tant qu’au nom du Sergent, je n’ai pu voir qu’aux acquits des Bons de pain signé « Baudry. »
Je rend le même compte à mes Chefs immédiats.
Recevez Monseigneur l’assurance de mes sentiments respectueux avec lesquels, j’ai l’honneur d’être
Monseigneur
Votre très soumis subordonné
Signé MOUTON Brigadier
Pour copie conforme
Le Capitaine Commandant la Gendarmerie Impériale du département des Landes.

Document 2

"Ce jourd'hui quatorze décembre mil huit cent douze, nous Capitaine Commandant la Gendarmerie Impériale du département de la Gironde, en vertu des ordres de Monsieur le Général Mignotte Colonel Commandant la 7° Légion de la Gendarmerie Impériale et le département de la Gironde avons fait extraire des prisons militaires du Fort du Ha de cette ville et amener devant nous à cinq heures du soir de ce jour par les Sieurs Landier Brigadier et Calvira et Bourdignon gendarmes de cette résidence, un sergent appartenant au cent vingt unième régiment d'infanterie de ligne chargé de l'escorte d'un convoi de prisonniers de guerre Espagnols que le dit Sieur Landier Brigadier de l'arme à pied a arrêté en vertu des ordres de Monsieur le Général. Ce militaire ayant fait usage de ses armes le sept du courant sur la personne d'un prisonnier de guerre Espagnol qui était confié à sa surveillance et pour connaître les motifs qui l'ont porté à un pareil délit l'avons interrogé de la manière qui suit :
Interrogé de son nom age profession lieu de naissance et département
Répond être âgé de vingt cinq ans et se nommer Bedu Pierre né à Stains département de la Seine
Interrogé à quelle conscription il a appartenu
Répond avoir appartenu à la conscription de mil huit cent sept.
Interrogé à quelle époque il a joint le régiment auquel il appartient.
Répond que avoir joint le cent vingt unième au mois de juin dans la même année à Metz.
Interrogé s'il a resté longtemps fusilier au dit régiment avant d'avoir obtenu le grade de Sergent.
Répond y être entré Caporal et y avoir été fait Sergent le premier juillet mil huit cent huit,
Interrogé si c'est le dépôt ou le régiment auquel il appartient qui est en station à Bayonne.
Répond que c'est un bataillon.
Interrogé s'il a quelque ordre impératif à nous exhiber qui l'eut chargé en partant de Bayonne de l'escorte des prisonniers de guerre Espagnols et quel pouvait être leur nombre.
S. Il nous a produit un ordre sous la date du trois du courant de Monsieur le Général Commandant d'armes signé Sol, le dit ordre porte invitation à Monsieur le Commandant de la Gendarmerie de Bayonne de fournir un gendarme pour renforcer son détachement et lui prêter main forte au besoin.
Interrogé si lorsque arrivé à Dax département des Landes il avait parmi les prisonniers de guerre confiés à sa surveillance quelqu'un d'eux malade ou hors d'état de pouvoir continuer leur route à pied et quels sont les moyens qu'il a employé pour leur faire fournir la voiture.
Répond qu'il y en avait trois hors d'état de pouvoir faire route et s'être occupé de leur prendre une voiture à Dax qui les porta jusqu'à Tartas (Landes).
Interrogé Étant accusé d'avoir tué l'un des prisonniers de guerre confié à sa garde et surveillance, de nous dire le lieu où il s'est porté à cette extrémité et quelle est l'arme dont il a fait usage.
Répond qu'à deux lieues avant d'arriver à Dax un prisonnier dont il n'a pu nous dire le nom harassé de fatigue ou de faiblesse par la longue route qu'il venait de faire, s'étant couché par terre et l'invitant à se relever pour suivre le convoi ne le pouvant et l'ayant attendu une demi heure sa vivacité l'a porté à lui lâcher un coup de feu dans la tête.
Interrogé si après avoir commis cette action revenant un peu à lui même il lui a prêté quelques secours.
Répond Que l'ayant cru mort il l'a abandonné et qu'il a rejoint son détachement.
Interrogé s'il a amené tous les autres prisonniers à bon port dans cette place.
Répond qu'il en est mort un à Bazas et deux restés à l'hôpital à Mont de Marsan et être arrivé à Bordeaux avec trente huit hommes.
Interrogé pourquoi depuis son départ de Bayonne il n'avait pas pris de voiture comme il en avait le droit.
Répond que ce n'est qu'à Dax qu'il s'est aperçu qu'il en avait le droit et qu'alors il l'a prise jusqu'à Langon.
Interrogé Étant arrivé à ce dernier lieu pourquoi n'en avait il pas réclamé pour conduire les malades jusqu'à Bordeaux.
Répond que le conducteur qui avait pris ces malades à Bazas n'y en ayant pas au dit Langon avait ordre de ne pas les conduire plus loin comme étant d'usage de les embarquer pour qu'ils puissent se rendre par la voie d'eau jusqu'à cette place (Bordeaux).

De plus n'a été interrogé et après lui avoir fait lecture du présent interrogatoire a dit les demandes et réponses contenir vérité et a signé avec nous ce jour mois et an que dessus.
Approuvant le mot Tartas à la seconde feuille surchargé et le mot de l'escorte à la première également surchargé.
BEDU Sergent au 121° Reg.
BOURDIGNON
CALVIRAT
LANDIE
GENESTE
"
Modifié en dernier par Dominique Contant le 23 août 2008, 12:25, modifié 1 fois.

Piré chouan fidèle

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Piré chouan fidèle »

Merci Dominique pour cet intéressant document.

Une précision :
Monsieur le général Fol Commandant d’arme à Bayonne
Ne serait-ce pas plutôt le général Sol ?

Cordialement

Dominique Contant

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Dominique Contant »

Tout à fait, au temps pour moi !

Dominique Contant

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Dominique Contant »

Document 3

Ce jour d’hui quinze décembre 1812 à huit heures du matin, nous Pierre Landié, Brigadier de Gendarmerie Impériale à la résidence de Bordeaux, accompagné du Sieur Tassel gendarme à cheval de la même résidence, soussigné, certifions qu’en vertu des ordres de Monsieur le Général Mignotte, Colonel Commandant la 7° Légion de l’arme, le département et la place de Bordeaux, nous nous sommes transportés aux prisons militaires du Fort du Hâ, à l’effet d’y interroger un détachement de vingt huit Espagnols, qui nous ont tous déclaré d’une voix unanime ce qui suit, savoir :
Interrogé : S’il savait de la manière qu’un Sergent du cent vingt et unième de Ligne nommé Bedu (Pierre) avait tué un de leur camarade qui faisait partie de leur détachement et s’il se rappelait de son nom.
Répondu : Que le Sergent qui conduisait le détachement, un de leur camarade ne pouvant plus marcher, il lui avait fait quelques menaces, comme de le tuer, et qu’un instant après il lui avait lancé un coup de fusil, et que celui qui était mort se nommait Francisque Marigno.
Interrogé : S’il avait reçu de chaque gîte de Bayonne à Bordeaux les vivres et la solde qui devait leur revenir.
Répondu : Qu’il avait reçu à Bayonne, Saint Vincent et Dax la soupe et le pain, et que d’une autre ville ils avaient reçu vingt centimes chacun et qu’il n’avait à se plaindre que depuis six jours, le Sergent Bedu présent, leur avait retenu cinq centimes dont le dit Bedu en a fait le remboursement en notre présence aux prisonniers dudit détachement.
Selon quoi avons dressé le présent verbal d’interrogation en présence du susdit détachement d’Espagnols dont trois ont signé avec nous, à Bordeaux le jour mois et an que dessus.

Manuel de Castro
Andre Deony
Landié
Benito
Tassel
Modifié en dernier par Dominique Contant le 23 août 2008, 23:49, modifié 2 fois.

Dominique Contant

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Dominique Contant »

m'échappe ici : Col - Cul noir ???


Document 4


15 décembre 1812
Inventaire des effets trouvés dans le sac du Sieur Bedu Pierre Sergent au 121° Rég de Ligne arrêté à Bordeaux pour avoir tué un prisonnier de guerre Espagnol, savoir
Chemise 1
1 Veste et culotte
Uniforme
2 paires de guêtres l’une blanche et l’autre noire
1 paire soulier
1 mauvais mouchoir noir
1 mouchoir blanc
1 mauvais gilet blanc
1 (Col ? ?) noir
1 Fourreau d’habit en toile rayée bleu
Bordeaux le 15 décembre 1812
Le maréchal des logis de gendarmerie
SEGRETTE (Illisible)
BEDU Sergent propriétaire des effets mentionnés ci-dessus




Image
Modifié en dernier par Dominique Contant le 24 août 2008, 10:04, modifié 1 fois.

Drouet Cyril

Re: Les prisonniers de guerre : la garde des prisonniers

Message par Drouet Cyril »

NB Qui pourrait me donner cet arrêté des Consuls du 8 Germinal an 8 ?
L'article 12, rappelé par le document, donne ceci :

"Chaque commandant de brigade adressera directement à l'inspecteur général, et dans les vingt-quatre heures, l'avis de tous les évènements extraordinaires dont il aura eu connaissance ; il lui fera connaître, de même, tout ce qui pourra compromettre la tranquillité publique, la sûreté des personnes et des propriétés."

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